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Les parents anti-vaccin ougandais risquent la prison ferme 

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Mesure préventive ou extrême ? L’Ouganda s’apprête à pénaliser les parents anti-vaccins. Selon la nouvelle loi signée le dix mars dernier par le président ougandais Yoweri Museveni, les parents risquent 6 mois de prison s’ils refusent de vacciner leurs enfants. Lesquels se verront quant à eux interdire l’accès à d’école si leur carnet de vaccination n’est pas à jour.

Une situation alarmante selon l’OMS

Cette loi a été, entre autre, votée en marge d’une enquête sur la couverture vaccinale menée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2014. Le rapport explique que près de 18,7 millions d’enfants et de nourrissons dans le monde ne bénéficient toujours pas des vaccins de base, pis, plus de 60% de ces enfants vivent dans 10 pays dont l’Ouganda. Un pays où le taux de mortalité infantile due à la non vaccination est élevé : 7 enfants sur 100 sont morts avant l’âge de cinq ans en 2015, dont une partie à cause de la non vaccination contre des maladies comme la polio ou la méningite.


Une loi criminalisant les parents

Que ce soit volontaire ou par simple omission, les parents qui ne respectent pas le calendrier de vaccination de leurs enfants seront condamnables à une lourde peine. Et pour s’assurer du bon respect de la législation, les enfants seront obligés de porter sur eux leur carnet de vaccination à jour pour pouvoir accéder à l’école.
Selon plusieurs sources ougandaises, cette loi a également pour objectif de lutter contre la propagande anti-vaccin qui est menée par des cultes religieux et des organismes indépendants. Ces mouvements anti-vaccins mettent à mal les politiques de santé publique pu pays.

Et à en croire les officiels ougandais, ces « propagandes de désinformation » convainquent chaque année de plus en plus les parents. Selon Sarah Achieng Opendi, la ministre ougandaise de la Santé :

« la propagande anti-vaccin a commencé dans quelques districts dans l’est de l’Ouganda, mais c’est en train d’infecter tout le pays. La nouvelle loi vise à aider le gouvernement à atteindre ses objectifs en matière de vaccination, tout particulièrement vis-à-vis de la poliomyélite et de la méningite, deux maladies particulièrement mortelles dans le pays. »

En effet, selon les données de son cabinet, 3% des enfants ougandais ne seraient pas immunisés contre ces deux maladies.


Le refus de vaccination dans le monde

De plus en plus de parents refusent désormais de vacciner leurs enfants ou, dans une moindre mesure, refusent certains vaccins jugés dangereux pour la santé de l’enfant. Une mise ne garde qui émane parfois de médecins ou même de certaines études sérieuses comme celle parue dans la revue British Medical Journal le 30 janvier 2013 qui avait démontré que le vaccin contre la grippe H1N1 Pandermix avait causé des milliers de cas de narcolepsie chez les enfants, une pathologie dangereuse et incurable. L’étude s’était également penchée sur l’efficacité du vaccin et a démontré que le nombre de victimes ne peut en aucun cas être compensé par des vies sauvées par ce vaccin.

Récemment en France, un couple a été condamné à deux mois de prison avec sursis pour avoir refusé de vacciner leur enfant contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP), ce qui est obligatoire en France. En Angleterre et dans d’autres pays européens, ces vaccins ne sont pas obligatoires. Cette condamnation avait relancé le débat en France sur la liberté de vaccination. De nombreuses pétitions ont été par ailleurs signées contre la vaccination obligatoire en France.

À SUIVRE : Innovation dans le système de santé gabonais. Un exemple à suivre. 

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