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Les points clés du 26ème Sommet de l’Union africaine

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Le 26ème Sommet de l’Union africaine s’est conclu à Addis Abeba. La situation du Burundi, le terrorisme et le désengagement africain de la CPI ont été les principaux éléments à retenir de cette réunion.

Le Burundi

Le cas du Burundi a fait l’objet de nombreux débats. Il a soulevé deux notions qui sont la souveraineté nationale contre le droit d’ingérence. Le président du Burundi, Pierre Nkurunziza qui s’était opposé à la venue d’une troupe de 5000 hommes de l’UA est ressorti vainqueur de ces débats. Il a été soutenu en cela par les chefs d’État qui sont attachés à la souveraineté nationale comme le Gambien Yahya Jammeh, le Tanzanien John Magufuli, l’Égyptien Abdel Fatah Al-Sissi et l’Équato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema. À l’annonce qu’il n’y aurait pas d’armée étrangère sur son sol, le ministre des Affaires étrangères burundais, Alain Aimé Nyamitwe s’est déclaré satisfait de cette décision. Le commissaire au Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA Smaïl Chergui a néanmoins rappelé qu’il n’y avait pas:

« de volonté ni d’occuper ni d’agresser le Burundi [et qu’une délégation] de très haut niveau se rendrait à Bujumbura pour insister sur le dialogue inclusif et le déploiement de la force ».

Le terrorisme

Le thème du terrorisme a été longuement abordé, notamment par le président du Tchad qui est fortement engagé dans la lutte contre Boko Haram. Les récents évènements du Mali et l’expansion de l’État islamique depuis la Libye ont été discutés à huis clos et en présence de tous les dirigeants.

La CPI

Sous la houlette du président kenyan, Uhuru Kenyatta, les chefs d’État ont soutenu le désengagement de l’Afrique auprès de la Cour Pénale Internationale (CPI). Le président kenyan a été poursuivi par cette instance en 2014 avant que les charges ne soient abandonnées. Le président tchadien a traduit ouvertement le sentiment de ses collègues en déclarant :

« La CPI s’acharne beaucoup plus sur l’Afrique et sur les chefs d’État africains, y compris en exercice, alors que des violations des droits de l’homme flagrantes se font ailleurs, mais personne n’est inquiété. Nous avons décidé d’harmoniser notre position en attendant que la CPI prenne la mesure de l’importance de la position africaine sur la question. »

Le dernier message de Mugabe

Ce 26ème sommet s’est terminé par un long discours du président zimbabwéen Robert Mugabe, lequel assume ce mandat à la tête de l’UA. Il a de nouveau vilipendé l’intromission des Occidentaux :

« Ils sont partout, a-t-il indiqué, sur le continent par le truchement des ONG, des espions qui prétendent venir en Afrique pour nous aider ».

Très applaudi, il a passé la main à Idriss Déby Itno, le président tchadien, lequel va sûrementinfluencer les pays africains à s’engager davantage contre les groupes terroristes.

À SUIVRE : Le bras de fer entre le gouvernement du Burundi et la communauté internationale.

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