Culture

Jamel Debbouze, une vie au service du rire

Entre vannes lancées tous azimuts et histoires drôles, il a pour habitude de lâcher sur son ton très caractéristique cette réplique fétiche  : « Dis moi pas qu’c’est pas vrai » ! Il est aussi difficile d’oublier cette réplique comme il le serait d’effacer de sa mémoire les moments de fou rire passés à suivre ses spectacles. L’avez-vous reconnu ? Facile, n’est-ce pas ? En même temps, ce n’est pas comme s’il n’y avait pas un titre avant ces lignes. Zoom sur  l’un des franco-marocains les plus ovationnés des dernières décennies.

Le roi du stand-up

Debout et prêt à monter sur scène, c’est dans sa fameuse posture : main enfoncée dans la poche et sourire mi-moqueur mi-entendu qu’il apparaît. Durant de longues minutes, l’enfant de Trappes communique à son public sa passion, à travers un style qu’il connaît comme ses poches.

C’est le stand-up, le genre d’humour qui consiste à raconter différentes histoires, de préférence drôle, à un public réceptif. L’épreuve est difficile, mais ce métier, il l’a dans la peau. C’est ainsi qu’année après année, il nous a entraînés dans son univers avec des succès tels que : Jamel 100% Debbouze en 2004, le Made in Jamel en 2010, Jamel improvise en 2011… Sur scène, rien ou presque n’est tabou. Durant des heures, l’humoriste se lâche sur une gamme variée de sujets, allant de sa cité à son pays d’origine. Mais avant de devenir un grand show man, Jamel a d’abord été un enfant de la télévision.

Les yeux pleins d’étoiles

Les moins de 16 ans ne peuvent pas connaître cette époque, une période où l’on découvrait à la télévision un jeune humoriste. Contre toute attente, un franco-marocain qui exploitait son métissage pour de mini-scènes qui passaient sur Canal+. Cette époque faisait partie des débuts prometteurs de Jamel Debbouze, qui présentait un intermède drôle : Le Cinéma de Jamel. Ensuite, il y a eu H, une série peu orthodoxe dans laquelle il joue aux côtés d’Éric et de Ramzi. Il est drôle, ET possède un style qui a une identité. Sa carrière décolle alors aussi bien au cinéma que sur scène.

Au cinéma, il endosse différents rôles tantôt comique : Astérix et Obélix mission Cléopâtre, Hollywood, Sur la piste du Marsupilami… et des rôles plus dramatiques comme dans Indigènes. Le cinéma et la scène sont des passions qui se disputent en lui, mais il trouve souvent le juste équilibre.

“Dis moi pas qu’c’est pas vrai !” 

Du 42 boulevard Bonne-Nouvelle, Paris au Marrakech du rire

Tandis que certaines personnes conçoivent la vie en grand, pour Jamel, c’est plutôt le rire qu’il faut maximiser. Aussi, mène-t-il des actions en dehors de ses spectacles pour promouvoir ce qu’il sait faire de mieux. En 2006, il présente le Jamel Comedy Club comme une émission sur Canal+. Le spectacle deviendra ensuite une scène sur laquelle se produiront de jeunes talents. L’humour est au rendez-vous, et le succès garanti.

 

Rares sont les artistes qui peuvent se targuer d’avoir offert la possibilité à de jeunes talents de prouver ce qu’ils peuvent faire dans un domaine aussi concurrentiel que le rire. Avec son Jamel Comedy Club, Debbouze innove, même si les mauvaises langues qualifient cette initiative de manœuvre de mise en vedette.

Des artistes se sont propulsés vers des carrières plus grandes (Fabrice Eboué et Thomas Ngijol…) grâce à cette scène. Le Marrakech du Rire, festival qui accueille toutes sortes d’artistes du rire au Maroc durant une semaine, figure dans la catégorie des actes louables de l’humoriste. Sa terre natale peut être fière de sa personne.

A L’écart des sentiers du rire

Faire rire, parfois à ses dépends mais plus à celui de ses connaissances, tel est le petit plus de Jamel Debbouze. On le sait très doué en la matière, dixit l’épisode où il décide d’attendre le retour d’une jeune dame qui s’est levée pour se rendre dans les toilettes durant un de ses show au Comedy Club.

Le rire fait partie intégrante de sa vie mais l’humoriste a parfois des sujets plus graves à défendre. Lorsqu’il ne dénonce pas certaines réalités dans son spectacle, c’est au cinéma, qu’il règle ses comptes comme c’est le cas avec Indigènes, le film qu’il a co-produit en 2006 en hommage aux tirailleurs. Avec ses compagnons d’écran, il reçoit le prix de l’interprétation masculine au Festival de Cannes.

Pour finir, revivez un florilège des moments TV les plus drôles de Jamel

À SUIVRE : “T’as pas l’iPhone ??” Gad Elmaleh va vous faire rire…et douter !

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