Politique

5 chefs d’État africains qui ont mis en place une stratégie gagnante pour leur pays

En dehors des royautés que compte le continent africain, la règle d’usage est souvent de s’accrocher au pouvoir autant que le permettent les circonstances, une coutume qui favorise une mauvaise gouvernance comme le démontre l’état économique de nombreux pays du continent. Une fois au pouvoir, nombreux sont les chefs d’État qui font des ressources publiques leur porte-monnaie personnel. On observe tout de même ces dernières années des changements surprenants. Les 5 chefs d’État africains suivants ont eu un impact indéniable sur le succès économique et social de leur pays.

Paul Kagamé, Rwanda

Après un génocide aux conséquences dévastatrices et une longue période de troubles, le Rwanda peut enfin souffler grâce aux différentes actions menées par le président Paul Kagamé. Comme bon nombre de pays africains, le Rwanda était miné par la corruption et le clientélisme, mais l’arrivée du président Paul Kagamé a permis au pays de prendre un nouveau départ sur le plan économique et social. Le secteur primaire est l’un de ceux qui se porte le mieux dans le pays.

Bien qu’il faille déplorer un budget de l’État financé à grande échelle par les aides internationales, on ne peut s’empêcher de féliciter le gouvernement en place pour les résultats obtenus malgré ce constat. Il n’est pas étonnant d’apprendre qu’après la crise économique récente, le Rwanda se remet de la chute de sa croissance économique et a enregistré une croissance de 7% en 2014.

Seretse Khama Ian Khama, Botswana

Le Botswana est considéré à juste titre comme le bon élève de l’Afrique. Lorsque le pays a accédé à son indépendance en 1966, les différents présidents qui se sont succédés, ont fait de leur mieux pour distribuer les ressources aussi équitablement que possible.

Dirigé aujourd’hui par Seretse Khama Ian Khama, fils du père de la démocratie, le pays se porte économique très bien. Il jouit d’un climat économique robuste dopé par la présence très importante de ressources minières bien exploitées comme le diamant. La stabilité économique et la sécurité qui règnent dans le pays rassurent les investisseurs. Il faut noter que les indicateurs sociaux sont au vert, car l’État investit énormément dans le domaine social. Avec le Botswana, on fait face à un État-providence qui subventionne l’eau, l’électricité, et prend en plus en charge certaines dépenses comme celles liées à la santé. Ce pays ressemble à s’y méprendre au paradis, mais on déplore le racisme fait à la tribu des Bushmen, la maladie du SIDA qui affecte 25% de la tranche importante de la population comprise entre 15 et 49 ans, et une assez grande dépendance de l’économie aux diamants dont les taux peuvent chuter.

Mohammed VI, Maroc

De tous les pays du Maghreb, le Maroc est le plus prospère. Sur le plan économique, les critères d’appréciation ont évolué, surtout après un début de printemps arabe qui a menacé l’avenir de la royauté.

Le Maroc peut se féliciter d’avoir Mohammed VI, un roi clairvoyant et suffisamment inspiré pour prendre les décisions utiles aux instants les plus délicats. Contrairement à ses autres homologues, il a su maîtriser les débordements et pacifier les esprits qui réclamaient sa chute. Les efforts du gouvernement en place n’étaient pas négligeables, mais la crise en a amélioré la qualité, tant et si bien que le Maroc se place aujourd’hui à la neuvième place des pays arabes les plus compétitifs d’après le Forum Économique Mondial.

Nelson Mandela, Afrique du Sud

Toujours sous le coup de la disparité financière entre les blancs et les noirs, l’Afrique du Sud végète dans une crise sociale latente. Cela n’empêche pas ce pays d’être le plus développé de l’Afrique. Sa croissance est fulgurante. Par ailleurs, c’est un pays où il fait bon travailler en raison de l’influence incontestable des syndicats qui militent en faveur des travailleurs.

Il est vrai que les différents présidents qui se sont succédés à la magistrature suprême ont réussi à maintenir la situation économique du pays bien qu’ils ne soient pas tous blancs comme neige. Mais les honneurs doivent revenir au premier président de la période post-apartheid, Nelson Mandela. C’est sous sa houlette que le pays est parvenu à trouver la stabilité sociale indispensable à toute tentative de développement.

John Dramani Mahama, Ghana

Après de nombreuses années passées à prendre soin ade son économie et de sa vie sociale, le Ghana voit ses efforts presque couronnés de succès. Sa croissance économique en 2014 a été impressionnante. Même si une baisse a été observée en 2015, le pays est parvenu à diminuer la pauvreté de moitié, remplissant de cette façon l’un de ses engagements pour les Objectifs du Millénaire. Le Ghana ne se porte pas aussi bien que les autres pays en plein boom économique. Il n’empêche que sur le plan social, la situation est plus reluisante. Espérons que les autres marqueurs du développement suivront.

Le président de la République du Ghana, John Dramani Mahama peut se féliciter d’avoir pris les commandes d’une nation dont l’économie est prometteuse.

À SUIVRE : 11 chefs d’États africains assassinés au pouvoir.

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