Culture

10 stylistes africains à suivre en 2015

Au fil des années, l’industrie de la mode africaine a connu une énorme croissance. L’année 2014 n’a pas fait exception, et de nombreux talents ont eu l’occasion de briller dans leur métier. L’année 2015 devrait confirmer cette tendance. Les dix créateurs qui suivent ont déjà séduit les critiques, notamment Trevor Stuurman (ELLE Afrique du Sud), Arieta Mujay (Cosmopolitan Online), Franklin Saiyalel (Kenyan Stylista) et Tsholo Dikobe (New African Woman magazine).

Rich Mnisi (Afrique du Sud)

Né à Johannesburg, en Afrique du Sud, Rich Mnisi est diplômé de LISOF, une des écoles de mode les plus éminentes du pays. Il a obtenu son baccalauréat en design de mode et en gestion d’entreprise. En 2013, il a aussi remporté le prix de la meilleure collection de prêt à porter au salon LISOF, et un prix pour la Best Fashion Student Media. Un an plus tard, après avoir été l’un des gagnants de la Mercedes Benz Fashion Week d’Afrique du Sud en 2014, il a lancé sa propre marque de mode appelée OATH. Plus tard, le prix du African Fashion International (AFI) Young designer de l’année 2014 lui a été décerné à la Mercedes-Benz Fashion Week Afrique. 

Chu Suwannahpha (Afrique du Sud)

En février 2015, Chu Suwannahpha a présenté sa collection pendant la South African Menswear Week. C’est l’un des stylistes les plus prometteurs du pays. Chu a étudié la mode à ESMOD Paris, l’École supérieure des arts et techniques de la mode. Le styliste contribue aussi à l’édition de la rubrique mode pour Oprah Magazine ainsi qu’aux campagnes de Levi’s, de Woolworth et de GQ pour la santé des hommes. Il est actuellement directeur de mode pour les magazines YOU, Huisgenoot et DRUM.

Kenneth Ize (Nigéria)

Né à Lagos, au Nigéria, Kenneth Ize a grandi à Linz, en Autriche. En 2010, il a déménagé à Vienne pour étudier la mode et le design à l’Université des arts appliqués sous Bernhard Wilhelm. En juin 2015, il obtient son master en design sous Hussein Chalayan. Kenneth a aussi montré son talent à la Lagos Fashion and Design Week à travers sa collection exceptionnelle.

Gloria Wavamunno (Ouganda)

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En plus d’être l’une des stylistes les plus en vue du pays, Gloria Wavamunno a mis son sens des affaires en avant en lançant la Fashion Week de Kampala en 2014. L’événement, produit par les créateurs de la Fashion Week de New York, a été un énorme succès. Un rassemblement qui a permis aux stylistes de s’améliorer dans leur domaine. Cet événement de mode annuel est considéré comme le plus important en Ouganda.

Adebayo Oke-Lawal (Nigéria)

Plus qu’une ligne de vêtements, Orange Culture est décrite par Adebayo Oke-Lawal comme un «mouvement». Dédiée à une classe créative d’hommes, cette ligne s’adresse aux « expressifs, explorateurs et nomades amateurs d’art. » Le label produit aussi une gamme pour les femmes, mais le styliste a décidé de se concentrer sur la mode masculine. Depuis sa création, la marque et son directeur ont été présentés dans Vogue, Elle, Marie Claire, Voice of America, Financial Times, Wings… Le label a reçu des prix d’énormes marques comme LVMH (Louis Vuitton Moët Hennessey). Le styliste a été choisi aux côtés de 29 autres designers émergents parmi 1221 candidats.

Sophie Nzinga (Sénégal) 

Née au Sénégal, Sophie Nzinga a grandi aux États-Unis et au Kenya. En grandissant, elle a parcouru le monde avec ses parents et a développé une sensibilité pour la mode et les arts. Elle a étudié l’économie à The New School (New York) et a fait un master en santé publique avant de s’inscrire à Parsons, la prestigieuse école de design de mode, pour suivre son rêve de devenir styliste. En 2012, elle a lancé sa nouvelle ligne à New York. Elle continue à se déplacer à Paris, New York, Dakar, Lagos et récemment à Milan pour la soirée orchestrée par Franca Sozzani, The Vogue Talents Corner. En 2013, elle a déménagé à Dakar pour mettre en place son équipe de production et lancer un concept store. Elle a collaboré avec ITC Ethical Fashion Initiative qui relie le secteur de la mode avec des artisans en Afrique et en Haïti et est très intéressée par le développement de l’industrie du textile en Afrique de l’Ouest, à travers des initiatives éducatives. Sophie conçoit aujourd’hui pour des valeurs sociales. Une femme qui a beaucoup voyagé et qui désire une silhouette classique avec une touche « Afropolitaine ». Elle travaille avec des artisans du Mali et du Sénégal pour recréer sa signature en créant ses propres cravates associant la dentelle française et les teintes naturelles.

Katungulu Mwendwa (Kenya)

Jeune et enthousiaste, Katungulu Mwendwa est la prochaine grande styliste kényane. Mais elle est consciente que le Kenya et d’autres pays africains continuent à embrasser la culture occidentale et qu’ils risquent de perdre leur héritage africain. Elle espère alors que le référencement de la culture africaine dans les conceptions de mode, pourrait construire la popularité et la sensibilité pour ces pays et préserver leur longévité. Katungulu a rejoint le monde de la mode lorsqu’elle a participé à Catwalk Kenya, l’achèvement de la mode à la télévision, dans lequel elle a fini première. Elle a rejoint l’Université des arts créatifs dans le Kent au Royaume-Uni et est retournée au Kenya où elle a commencé une ligne en son nom. Plus tôt cette année, Katungulu Mwendwa a ouvert une boutique de mode de vie à la nouvelle Muthaiga Mall, Off Thigiri Ridge Road, appelée Mofti. Le seul but de la boutique est de promouvoir la conception et la culture du continent en offrant une série d’interprétations de confection de chapeaux qui sont complémentaires à la vie urbaine africaine. 

 

Nana Brenu (Ghana)

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Derrière la marque 1981 se cache Nana Brenu. Ce styliste a conçu ce label dans sa quête de l’équilibre entre deux genres de style très contrastés. Le premier est son héritage ghanéen qui se caractérise par des couleurs vives et des imprimés audacieux. Le second est sa sensibilité de conception moderne, fortement influencée par l’art moderne, design et architecture, y compris les grands principes du minimalisme. Ce concept se reflète à travers l’éducation ghanéenne de Nana ainsi qu’à travers sa conception d’études et de travail à New York et à Milan. Il voit sa conception en termes de contraste et puise son inspiration dans le monde de l’art moderne, design et architecture. Nana est attiré par la pureté, les détails, les textures, les matériaux de qualité, l’artisanat et la bonne finition qui caractérisent la conception moderne.

Kibonen Nfi (Cameroun)

KibonenNY est l’un des labels de mode émergents d’Afrique les plus originaux. Kibonen Nfi, la créatrice de la marque, a dévoilé son talent à la Mercedes-Benz Fashion Week en Afrique du Sud en 2012, 2013 et à la Africa Fashion Week à New York en 2011, 2013. Elle a aussi été en vedette dans BBC – Focus sur l’Afrique, GQ Style SA et the New African Women Magazine, son travail a été exposé au Musée national des Arts africains – Smithsonia Institution. Aujourd’hui, elle est stagiaire à Donna Karan Atelier où elle travaille pour des célébrités. Kibonen est très investie pour aider au développement de l’industrie de la mode au Cameroun, ce qu’elle fait à travers le “Made in Camer” soit des vêtements du commerce équitable réalisés dans les ateliers de fabrication.

Aobakwe Molosiwa (Botswana)

En août 2007, Aobakwe Molosiwa commençait un programme de pré-médecine à l’Université du Botswana. Mais il ne savait pas encore qu’en une année seulement, il accomplirait ce que les stylistes les plus accomplis du pays ont mis des années à établir. En novembre 2007, Aobakwe quitte la médecine afin de poursuivre son ambition de devenir un styliste de mode. Un mois plus tard, il s’inscrit à la B.A. (Hons.) Fashion Design Degree dans un collège à Durban, en Afrique du Sud. Depuis il a eu l’occasion de concevoir la garde-robe entière des membres du Conseil national des sports du Botswana. Il possède aussi deux vitrines au Festival international d’Harare pour les Arts et à la Fashion Weekend Zimbabwe 2014. Aujourd’hui, il est l’un des plus jeunes candidats pour le « St. Louis Export Top 40 Under 40 » et est présent sur la liste des personnes influentes au Botswana.

À SUIVRE : Polémique autour d’un défilé de mode africaine.

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