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Pour Yaya Touré, les joueurs africains se contentent de peu

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Dans une interview accordée à France Football, Yaya Touré s’est montré très critique à l’égard de ses homologues footballeurs africains. Celui qui a été récemment nominé candidat pour un cinquième ballon d’Or, a reproché aux africains de se reposer sur leurs lauriers.

C’est de la faute de Didier Drogba et d’Eto’o

Ce n’est un secret pour personne, l’Afrique regorge de talentueux footballeurs. Toutefois, alors que les grands du football africain approchent de l’heure de la retraite, Yaya s’inquiète de l’absence de relève.

«Depuis quelque temps maintenant, je constate moi aussi que les Africains ont du mal à s’imposer ou à exister dans les plus grandes équipes. Mais tout ceci est un peu de la faute de Didier (NDLR : Drogba), d’Eto’o, d’Essien ou encore d’Okocha. Et peut-être, aussi, un tout petit peu de la mienne, sans vouloir passer pour un prétentieux. Ces joueurs-là ont placé la barre tellement haut que c’est très dur d’arriver derrière.»

Des africains qui se reposent sur leurs lauriers

Pour l’ancien Monégasque, le constat est sans appel : les joueurs de football africains n’ont pas assez soif de réussite et se laissent trop souvent aller.

«Les Africains se laissent parfois aller trop vite. Ils sont dans leur monde, ils se croient arrivés, les plus beaux, les plus forts. Mais ils ne comprennent pas qu’il y a encore plein d’autres marches à gravir pour aller jusqu’en haut. Malheureusement, beaucoup ne voient dans ce job que le bon côté : l’argent facile, les filles, les sorties, les jolies voitures, les belles fringues. Et abandonnent trop vite l’idée d’aller chercher les meilleurs. Ils ne savent pas toujours souffrir.»

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Samuel Eto’o avait soif de réussite

Le milieu ivoirien de Manchester City poursuit :

«Beaucoup se contentent de peu. Ils envoient de l’argent au pays et sont à l’abri pour les prochaines années. Pourquoi se faire mal ? En fait, j’ai le sentiment qu’ils s’empêchent de viser haut. Comme par fatalisme. Ils pensent que le top du top n’est pas fait pour eux. Et pourquoi pas ? Même s’il passait parfois pour quelqu’un d’un peu arrogant ou prétentieux, Samuel Eto’o, lui, avait cette faim de montrer et de monter tout en haut.»

Plus difficile d’être au top pour un africain

«Si j’avais été brésilien, je crois que tout aurait été plus facile pour moi. C’est juste un constat, je ne cherche vraiment pas des excuses. Mais j’ai toujours eu un peu cette impression de déranger. Qui ? Un peu tout le monde : l’ordre établi, les observateurs, des entraîneurs, des décideurs. En fait, quand un Africain arrive tout en haut, ce n’est pas toujours bien ressenti. Comme s’il ne fallait pas. Comme s’il n’était pas à sa place.»

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A SUIVRE : Yaya Touré va-t-il détrôner Samuel Eto’o ?

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