Culture

De beaux jours pour l’industrie musicale en Afrique 

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L’industrie musicale dans le monde ne s’est jamais autant bien portée qu’aujourd’hui. Le marché mondial de la musique a atteint des sommets records, et les revenus issus du numérique sont en constante évolution. Pour la première fois, les recettes du numérique devancent celles des ventes physiques alors qu’elles se partageaient à part égales en 2014. Selon le dernier rapport de Global music report 2016 de la Fédération internationale de l’industrie phonographique (IFPI), le marché mondial est en hausse significative, une évolution qui se chiffre à 3,2%, pour un montant total de 15 milliards de dollars.

L’Afrique, un continent émergent

La manière courante de consommer la musique a été un facteur déterminant dans la transformation de ce secteur. La révolution numérique, et notamment les services streaming, ont changé la donne. C’est un fait : on consomme plus de musique numérique qu’avant. Les marchés africains émergeants participent significativement à ce dynamisme comme peut en témoigner la société anglaise de production Beggars Group, l’une des plus importantes maisons de production d’Europe, qui estime à 20% ses revenus provenant des marchés émergeants.

Pour la première fois en Afrique, les maisons de productions octroient des licences de musique : au Nigéria, l’un des plus importants marchés d’Afrique, en Ouganda et même en Angola, d’après le rapport de IFPI. Ces marchés, longtemps invisibles, constituent une aubaine pour les professionnels du secteur. Le président de Beggars Group rapporte que les revenus du streaming dans les marchés émergeants sont aujourd’hui bien plus importants que l’ensemble des revenus mondiaux issus des ventes de disques et du téléchargement.

Comment le streaming perce-t-il en Afrique ? 

Le streaming est aujourd’hui le format musical par excellence. Selon le rapport de l’IFPI, ce dernier a enregistré une évolution spectaculaire: 93% de parts de marchés en 2015, du jamais vu ! En Afrique, il est porté par la démocratisation et la forte pénétration des smartphones, la baisse des prix des appareils et la capacité accrue d’accès hors connexion. Au Nigéria par exemple, l’industrie musicale a enregistré l’année dernière plus de 150 millions de dollars de revenus annuels grâce aux téléchargements mobiles et aux plateformes des téléchargements comme Spotify et Apple Music.

Un marché prometteur

Entre 2010 et 2013, le pourcentage d’utilisateurs de streaming est passé de 2% à 11%, donnant ainsi la chance à la nouvelle génération de musiciens africains de cibler plus d’audience. En Afrique du Sud, l’industrie musicale se porte aussi à merveille. Les experts estiment que le secteur des médias et divertissement pourrait générer 12.2 milliards de dollars l’année prochaine, soit le PIB d’un pays comme le Sénégal. Et c’est dans ce pays qu’iTunes enregistre le plus de bénéfices en Afrique. D’ailleurs, sa part de marché est estimée à plus de 45%. Et pour cibler cette cible énorme, de plus en plus de musiciens internationaux se mettent à composer ou sampler de la musique africaine, notamment Drake, Nas ou encore Alicia Keys avec son dernier single « In Common ».

 À SUIVRE : Davido évoque une collaboration potentielle avec son rival Wizkid.

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