Culture

Les poupées noires sud-africaines prennent leur revanche

Depuis deux ans, les poupées Momppy Mpoppy se répandent en Afrique du Sud. Après les Queens of Africa et les Naija Princesses au Nigeria, ces figurines “black” sont à la conquête du continent africain et du monde. Retour sur ces “barbies” noires.

Une réelle tendance 

À l’époque, la société Mattel avait tenté de commercialiser une Barbie noire mais sans grand succès. Aujourd’hui, des entreprises commercialisent sur le marché des poupées noires à l’image de la culture africaine. En 2007, le Nigérian Taofick Okoya lance les Queens of Africa (les reines d’Afrique). Selon l’entrepreneur, entre 6 000 et 9 000 poupées sont vendues chaque mois dans le pays et à travers le monde comme aux États-Unis, au Brésil, en Europe, en Afrique du Sud et en Côte d’Ivoire.

Taofick Okoya a commercialisé un autre modèle de poupées, les Naija Princesses, qui se vendent surtout sur les marchés locaux à des prix accessibles

Mes poupées ne sont pas simplement des figurines en plastique. Je ne vends pas uniquement des jouets, je vends aussi des valeurs culturelles“, explique-t-il.

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Momppy Mpoppy : la poupée noire sud-africaine

En 2013, Maite Makgoba a lancé la marque de poupées Momppy Mpoppy en Afrique du Sud. En Sotho, langue sud-africaine, cela signifie “poupée noire”. L’atelier de l’entrepreneur vend également des vêtements pour que les jeunes filles puissent s’habiller leur poupée.

Un look résolument moderne

Les poupées Momppy Mpoppy sont en phase avec notre époque.

Les barbies historiques et blanches en tête 

Sur le marché africain, les poupées noires rivalisent avec les barbies blanches. Selon Maite Makgoba, fondatrice de la marque Momppy Mpoppy, “même en Afrique du Sud où la majorité de la population est noire, les poupées sont souvent blanches et les gens célèbres dans les magazines sont blancs.” Ainsi, “les enfants noirs grandissent dans un monde qui ne les représente pas.” Taofick Okoya, le créateur de la Queens of Africa, affiche les mêmes ambitions et rêve de devenir un “symbole de fierté en faisant apprécier [aux enfants] ce qu’ils sont, en tant qu’Africain.”

Ainsi, “les enfants noirs grandissent dans un monde qui ne les représente pas.” Taofick Okoya, le créateur de la Queens of Africa, affiche les mêmes ambitions et rêve de devenir un “symbole de fierté en faisant apprécier [aux enfants] ce qu’ils sont, en tant qu’Africain.”

De nombreux parents et enfants ont déjà été séduits. À présent, il ne reste plus qu’à convaincre les grandes marques et les enseignes.

À SUIVRE : Barbie et Ken s’unissent dans un mariage traditionnel nigérian. Troublant de réalisme !

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