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Le Burundi accepte le déploiement d’une force police de l’ONU

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Le Conseil de sécurité de l’ONU a voté une résolution qui va permettre de déployer une présence policière internationale au Burundi. Cette résolution a été approuvée par le ministre burundais des Affaires étrangères, Alain Nyamitwe. Cela met fin à des mois de bras de fer avec l’organisation internationale.

Un accord et un espoir

La résolution présentée par la France vise au déploiement d’une trentaine de policiers des Nations Unies à Bujumbura, la capitale du Burundi, et le long de la frontière avec le Rwanda. Albert Shingiro a déclaré :

« Si les Nations unies offrent aussi une présence d’observateurs ou d’experts, en petit nombre, cela pourrait aussi nous permettre de travailler dans la transparence. La transparence actuellement est au centre de notre priorité », avant d’ajouter que « rien ne se fera sans l’accord du gouvernement burundais ».

Cette dernière précision vise directement le gouvernement rwandais accusé de vouloir déstabiliser le pays.

« Diplomatiquement, la résolution n’a pas voulu préciser le nom, mais ça concerne le Rwanda », a indiqué Albert Shingiro.

La présence de cette représentation internationale fait renaître l’espoir que le calme pourra s’installer au Burundi, un pays en proie à des affrontements fréquents depuis plusieurs mois.

Une visite et une dénonciation

Cet accord entre le Burundi et l’ONU se produit 24 heures après la visite de deux jours de Tom Malinowski, le secrétaire d’État adjoint américain pour la Démocratie et les Droits de l’homme. Celui-ci a immédiatement dénoncé l’extrême gravité de la situation dans le pays.

« J’ai dit au gouvernement que la situation reste extrêmement grave à nos yeux. Il est évident que les atteintes aux droits de l’homme se poursuivent, a assuré Tom Malinowski. Nous avons constaté que les personnes perçues comme sympathisants de l’opposition continuent d’être mises en prison ; nous avons constaté la multiplication des signalements de disparitions forcées ; nous avons entendu de nombreuses allégations crédibles de torture de prisonniers. S’il est vrai que les groupes armés se sont livrés à des actes de violence graves, c’est loin d’être le cas de toutes les personnes persécutées et emprisonnées par le gouvernement ».

La situation du Burundi s’est fortement dégradée depuis que le président Pierre Nkurunziza s’est lancé dans une troisième investiture. La situation politique et économique est préoccupante, d’autant plus qu’à la mi-mars, l’UE a annoncé la suspension de son aide financière, laquelle représente 20% du budget de l’État.

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