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Une ghanéenne ouvre les portes de la réussite à des jeunes filles défavorisées

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“L’informatique c’est pour les geeks, la programmation c’est pour les garçons”. Ces stéréotypes ont la peau dure mais les choses sont en train de changer. De plus en plus de programmes et de cours visent les filles en particulier et les encouragent à se lancer dans l’informatique, un secteur non seulement en croissance et très innovant.

Des génies en herbe

Au Ghana, un programme appelé Tech Needs Girls (“la technologie a besoin de filles”) enseigne la programmation informatique aux filles. Fondé par Regina Agyare, Tech Needs Girls propose un cours hebdomadaire pendant lequel les élèves, principalement des filles, réunis au premier étage de la mosquée de Nima, un bidonville d’Accra, apprennent l’informatique.

Nombreuses sont les statistiques qui démontrent que les femmes représentent moins d’un cinquième des employés du secteur informatique. Il y a donc bien du progrès à faire. À Nima par exemple, le programme de Regina a non seulement permis aux filles d’améliorer leurs chances de trouver un emploi, mais il remet aussi en question certains stéréotypes. En effet, dans certains bidonvilles comme dans le reste du pays, les filles sont souvent mariées jeunes et n’ont pas toujours accès à une bonne éducation. Par conséquent, un grand nombre d’entre elles sont exclues du monde du travail.

Grâce à Regina et à son programme, les mentalités changent. Entre autre, elle a obtenu un partenariat avec une association caritative locale, Achievers Ghana, qui soutient plus de 200 jeunes filles et leur offre un accès à l’éducation. La mission d’Achievers est d’aider les filles à poursuivre des carrières et à obtenir une éducation de qualité. Depuis qu’un des imams de la mosquée a recommandé le travail de l’association, tout le monde la soutien pleinement et aide à son financement, dont la majorité vient de la communauté locale.

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Changer les mentalités

Depuis janvier 2014, Regina se rend chaque semaine à la mosquée pour alimenter l’atelier de programmation, qui en principe n’est censé être qu’un séminaire d’une journée.

“Je suis tombée amoureuse de ces filles, alors j’ai décidé de monter un atelier de programmation et d’avoir des sessions régulières”  confie Regina dans un reportage pour la chaîne de télévision américaine CNN.

Selon elle, cette initiative a surtout permis de démontrer à la communauté l’importance de l’éducation des filles. Depuis lors, environ 50 élèves apprennent à écrire en language HTML, et elles ont même développé un blog, Slum Voices. En acceptant quelques garçons dans sa classe, Regina a alimenté des débats et des mises en questions autour des stéréotypes et des idées reçues sur le rôle de la femme dans la société. Pour la majorité des filles, dont certaines n’ont jamais utilisé un ordinateur, ces cours ont aussi permis à mieux s’exprimer et à échanger.

À SUIVRE : Femmes africaines et tech : à la découverte des amazones de l’innovation.

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