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Booba, le “Gangsta” d’origine sénégalaise

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Booba, c’est le rappeur de tous les records et de toutes les controverses. Pour lui, la scène est un ring sur lequel il règle ses comptes autant de célèbrer des thèmes qui lui tiennent à cœur. Loin d’être un pur produit de l’industrie musicale, il fait souvent cavalier seul, et cela fonctionne très bien.

Booba, un “gangsta” à la française

Les “gangstas” sont les rappeurs afro-américains, parfois sulfureux, adeptes de rimes, de musicalité urbaine, de culture “street”, et par-dessus tout, du cocktail femmes-argent-voitures-armes. C’est cette tranche de rappeurs qui a émergé dès les années 80.

Elie Yaffa Aka Booba a durant un peu plus de 2 décennies de carrière, montré de quelle matière il était fait. Incontestablement, il est de la trempe des “gangstas”, en a la culture, le corps, la voix et une marque de vêtement, juste ce qu’il faut. Sa touche personnelle : il se produit lui-même et demeure l’un des indépendants les plus titrés de l’histoire du rap français : il possède un disque d’or, deux disques de platine et 8 albums à son compteur. Il est par ailleurs le premier rappeur solo français à remplir le Palais de Paris-Bercy.

Figures de style et tournures françaises au service des punchlines

Généralement, quand on écoute Booba, la réaction qui suit c’est le « no comment ». No comment parce que le rappeur a la manie de lâcher des rimes et des répliques assassines, tendancieuses et peu voilées. Dans une interview, donnant son avis sur un potentiel règlement de compte entre un autre rappeur et lui, il dit:

« Rhoff a beaucoup de choses à prouver pour que je me dise que j’ai besoin de faire un clash pour le terrasser. Mon rap le terrasse depuis le début ».

Chacun de ses titres est l’occasion de réaliser toute la virulence de son verbe et de son humour. Des punchlines, il en a à la pelle, des figures de style aussi, comme le prouve si éloquemment son : « J’ai fait la guerre pour habiter rue de la paix », autant de choses qui prouvent qu’avant toute chose, Booba est le roi de la rime.

Une discographie étendue

Bien que sa carrière ne ressemble à aucune autre, son déroulement est tout ce qu’il y de plus classique dans le rap. Danseur de hip hop, Booba fait ses débuts dans un groupe qu’il forme avec Daddy Ali. Le premier groupe, Lunatic, donne naissance à bien d’autres entre 1995 et 2000. Durant cette période, le succès des albums lui permet de se constituer un public. En 2002, il débute sa carrière solo avec Temps Mort. C’est un disque d’or. Le public grossit, mais la consécration vient avec le tube Garde la pêche, sorti en 2006. L’année 2010 est celle de la confirmation. Entre les collaborations haut de gamme et les titres qui dévoilent un autre aspect de sa personnalité, Booba renoue intégralement avec le succès. Il publie l’album Caramel en 2012 et Futur en 2013. En avril 2015, l’album D.U.C. vient compléter la discographie déjà impressionnante de l’artiste. En somme, la discographie de Booba est aussi riche que son parcours.

Booba, et l’Afrique, un lien bien particulier

D’origine sénégalaise, Booba n’a pas oublié ses racines africaines en dépit de son succès. Bien au contraire, il a montré à plusieurs reprises que derrière son apparence de bad boy, se cache un homme au grand cœur. De passage au Congo en 2012, il a par exemple distribué des médicaments dans un hôpital pour enfants. Comme quoi, au-delà des controverses et des rimes assassines, Booba ne demeure pas moins humain !

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