Culture

Serge Beynaud, le dandy du coupé-décalé

Il fait partie des figures emblématiques du mouvement coupé-décalé. Parfois surnommé « Le dandy du coupé-décalé » ou encore « l’arrangeur sexinini », son nom est Serge Beynaud. Discret, humble, généreux, il a su conquérir le monde grâce à son talent et à cette touche personnelle qui rendent ses compositions uniques. Découvrez l’un des artistes les plus respectés du moment.

De la carrière d’arrangeur à celle d’artiste chanteur

Guy Serge Beynaud Gnolou est né à Yopougon (Abidjan) le 19 septembre 1987. C’est à l’âge de 7 ans, lorsque son père lui offre un piano pour Noël, qu’il commence à s’intéresser à la musique. Sa carrière professionnelle débute au sein du studio de Touré Sound où il apprend le métier d’arrangeur et la maîtrise de quelques logiciels informatiques. Longtemps arrangeur de grands artistes tels que DJ Arafat ou Molare, il décide en 2009 de se lancer dans la chanson et publie son premier opus « coupé-décalé » avec son concept « Kouman lébé » qui signifie en malinké « C’est la parole qui est là ». Il fait alors un carton plein : la Beynomania est née.

Un parcours couronné de succès

Serge Beynaud ne cesse de devenir célèbre avec ses musiques et ses danses atypiques. Son premier album « Seul Dieu », sorti en 2012 avec les singles « Corrigé corrigé », « Tchokora », « Loko Loko », a été considéré comme l’un des piliers du genre coupé-décalé. Le succès est réitéré avec la sortie de son deuxième album « Talehi » en juin 2014, comportant les titres « Côté sensible » et « Kababléké ». Il a récemment remporté le trophée de meilleur artiste de l’Afrique de l’Ouest lors de la dernière édition des Kundé d’or tenue à Ouagadougou, et est le seul artiste francophone nominé pour les BET Awards qui auront lieu en juin prochain.

Un artiste hors pair au talent indéniable

Avec un style musical très mélodique, Beynaud ne connaît pas de limites. En effet, c’est une vraie machine à tubes et un créateur de concepts originaux qui viennent donner des couleurs au mouvement coupé-cécalé. C’est par exemple le cas avec « Loko Loko », « Kababeleke » ou encore « Okeninkpin », le dernier en date qui lui a permis de remporter en 2015 le prix de « Best dance in a Video » aux Afrimma Award. Beynaud n’est pas qu’un bon arrangeur, il est également une personne qui adore s’habiller ; il est toujours classe et « propre » quel que soit le lieu, même en studio. Ce n’est pas pour rien qu’on le surnomme aussi « le mannequin des arrangeurs ».

À SUIVRE : Les danses africaines traversent les frontières, bien au delà de celles de l’Afrique.

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