Culture

La rumba congolaise : la musique qui fait danser toute l’Afrique

Née au Congo dans les années 1930, la rumba congolaise est l’un des styles musicaux les plus populaires que l’Afrique ait jamais produit. Gros plan sur une sonorité universelle et immortelle au rayonnement continental.

La petite histoire

La rumba est née du ventre colonial et a vu le jour à Cuba. À l’origine, elle s’appelait nkoumba ou nkumba, une danse permettant à un couple de se produire nombril contre nombril. Elle était pratiquée par les esclaves issus du royaume Kongo en signe d’expression artistique et de revendication dénonçant l’injustice dont ils étaient victimes à Cuba. Plus tard, cette expression culturelle populaire prendra son nom actuel de rumba, mot dérivé de la langue espagnole. Quant à la rumba congolaise, elle voit le jour dans les années 1930. En effet, les Congolais du continent se sont réappropriés ce style de musique et y ont introduit la langue lingala et des danses locales populaires.

Les grands noms de la rumba congolaise

Le tout premier tube congolais dans la catégorie fut Marie Louise, d’un ex-mécanicien de bateaux du fleuve Congo dénommé Antoine Wendo–Kolosoy. Mais la légende de la rumba congolaise commencera véritablement avec Joseph Kabasele. Connu sous le pseudo de « Grand Kallé », il introduit dans les années 1950 la guitare électrique et la trompette sous l’influence de son style « african jazz ». Son légendaire tube Indépendance cha cha devient un symbole d’unité de l’ex-Congo belge et reste encore dans toutes les mémoires aujourd’hui. Nombre d’artistes suivront ses traces, comme par exemple Franco, Dr Nico, Tabou Ley Rochereau, Sam Mangwana, Papa Wemba, Roga Roga, Werrason, Koffi Olomidé et bien d’autres…

La rumba congolaise au fil du temps

Plus tard, d’autres courants tels que la pop et la soul s’intègrent donnant ainsi naissance à des sous-genres musicaux comme le soukous, le ndombolo, rythme très saccadé associant des instruments musicaux modernes importés de l’Occident, et le ngwasuma, ambiance totale associant des instruments aux paroles d’un atalaku ou D.J.

Aujourd’hui, les têtes d’affiche de la 5e génération de la rumba congolaise sont, entre autres, Fally Ipupa alias « Dicape La Merveille » avec sa rumba survitaminée. Ou bien encore Ferré Gola dit « le Padre de la rumba », qui utilise beaucoup la guitare avec une coloration R&B, et Fabregas le Métis Noir.

À SUIVRE : Fally Ipupa, le velours d’une voix

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