Santé

Des drones pourraient sauver des malades atteints du SIDA au Malawi

Par  | 

En 2014, Judith Sherman, la responsable du programme de l’UNICEF pour le traitement du SIDA, a eu une idée lumineuse en lisant un article de presse. Ce dernier traitait du succès d’un restaurant de Mumbai qui livrait des pizzas à domicile en utilisant… des drones. Comment ce concept a-t-il pu aider à soigner des malades infectés par le virus du SIDA au Malawi ?

Traitement le SIDA au Malawi

Au Malawi, on estime que 10 % de la population adulte est séropositive et chaque année, des milliers d’enfants meurent parce que leur mère leur a transmis la maladie durant la grossesse. Le ministère de la Santé du Malawi et l’UNICEF ont donc uni leurs efforts pour mener un programme de détection chez les femmes enceintes afin de stopper la transmission du virus. L’opération est simple, il suffit de prélever une goutte de sang, de la déposer sur un papier buvard de laboratoire et de faire une analyse. Si le résultat est positif, alors un traitement antiviral est aussitôt prescrit afin que l’enfant soit préservé.

La difficulté des zones isolées

Malheureusement, dans les villages isolés et dans les zones rurales éloignées, il faut parfois compter 3 mois d’attente pour que les résultats parviennent au laboratoire, que celui-ci réalise les analyses pertinentes et que les résultats reviennent aux patients. C’est un délai beaucoup trop long et qui nuit à l’efficacité du traitement. Réduire le temps nécessaire au transport est donc vital.

L’intérêt des drones

Dans la tête de Judith Sherman, les choses étaient claires. Avec des drones, tout devient plus simple. L’attente a duré plusieurs mois avant que ce projet se matérialise, mais finalement, au début du mois de mars 2016, un drone a effectué la première mission de ce type. Cette tentative ne concernait qu’un modeste trajet de 10 km. Toutefois, il a permis de tester la fiabilité du principe et la possibilité d’analyser l’échantillon.

Outre la démonstration de la rapidité du processus, les drones démontrent qu’ils sont également des modes de transport très économiques, car ils fonctionnent à l’énergie solaire. Des panneaux placés sur le haut de l’appareil alimentent les piles rechargeables. Cela représente une économie importante, car comme le précise Mahimbo Mdoe, le représentant de l’UNICEF à Lilongwe :

« Transporter ces tests par véhicule ou par motocyclette, coûte un million à un million et demi de dollars par an ».

À SUIVRE : 20 inventions géniales qui montrent que nous vivons déjà dans le futur.

Recevez nos articles par email


You must be logged in to post a comment Login

Leave a Reply