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Boko Haram a tué 177 civils au Niger d’après l’ONU

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L’ONU demande à la communauté internationale d’augmenter son soutien financier, pour tenter de rétablir une situation bien compliquée.

Entre la période de février 2015 et septembre 2016, le groupe Boko Haram a tué 177 civils, dans la région de Diffa (sud-est du Niger), selon les chiffres de l’ONU.

Une région meurtrière

Suite aux chiffres publiés vendredi par l’ONU, à Niamey, il y a 177 civils qui ont été tués et 137 blessés. Tous ces meurtres attribués au groupe jihadiste Boko Haram, ont été commis dans le sud-est du Niger, et plus particulièrement dans la région de Diffa. Ces données ne prennent pas en compte les attaques perpétrées par le groupe, entre octobre 2016 et janvier 2017, car celles-ci étaient plus sporadiques.

Les chiffres ont été donnés plus précisément pour les départements de la région de Diffa. Le département de Bosso a enregistré la mort de 101 civils, 42 blessés, 3 disparus et 2 kidnappés, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires (Ocha). Pour le département de Diffa, c’est 64 morts et 90 blessés, qui ont été constatés. Quant à celui de N’Guigmi, il y a eu 12 morts, 3 blessés et 10 disparus.

Cependant, l’ONU ne fournit pas le bilan des pertes dans les rangs des militaires nigériens et des combattants de Boko Haram. Les attaques ont en tout cas, été favorisées à cause de la géographie des lieux. Les plus meurtrières ont eu lieu dans des villages très proches du Nigeria et ainsi que dans les localités riveraines du lac Tchad, qui se trouve entre le Niger, le Tchad et le Nigeria.

Camps refugies Niger  

Une région qui a besoin d’aide

Une source sécuritaire a expliqué auprès de l’AFP, que certaines victimes ont été tuées par balles, dans des attaques suicides, brûlées vives ou encore égorgées. Les attaques au Niger ont débuté le 6 février 2015. Le groupe terroriste ne possède pas de base au Niger par ailleurs.

Plus de 300 000 réfugiés et déplacés se trouvent dans la région de Diffa. Des milliers d’entre eux vivent dépendamment de la population locale, qui est déjà très pauvre.

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