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11 chefs d’États africains assassinés au pouvoir

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On ne compte plus le nombre de chefs d’État et autres hautes personnalités politiques ayant passé l’arme à gauche avant l’heure. Serait-il exagéré de dire que l’Afrique s’illustre particulièrement par l’assassinat d’hommes politiques ? Sans doute, mais force est de constater que son histoire regorge de faits sanglants. Retour sur 11 de ces assassinats au cours des 30 dernières années.

Thomas Sankara (1987)

Véritable icône du paysage politique africain, Thomas Sankara, est mort à l’âge de 37 ans, le 15 octobre 1987. Son assassinat a été mis en oeuvre par un commando de militaires lors d’un coup d’État qui a porté son ancien ami Blaise Compaoré au pouvoir. Celui qui a renommé la Haute-Volta en son nom actuel, le Burkina Faso (“pays des hommes intègres”), a dirigé son pays du 04 août 1984 jusqu’à sa mort.

Ahmed Abdallah (1989)

Comme pour la plupart des hommes politiques assassinés, la mort d’Ahmed Abdallah reste assez floue. L’ancien Président comorien aurait été exécuté par des mercenaires. À la mort d’Ahmed Abdallah, sa famille reçoit un important héritage qui fait polémique dans un pays miné par la corruption. Bob Denard, un mercenaire français impliqué dans de nombreux coups d’État en Afrique, est soupçonné d’être l’auteur de cet assassinat, mais aucune action n’a été possible contre lui en justice. Il est ressorti blanc comme neige de cette affaire.

Samuel-Kanyon Doe (1992)

Premier autochtone à devenir Président du Libéria, Samuel Doe a été pendant longtemps la cible de nombreux coups d’État. Il meurt sous la torture dans d’affreuses circonstances, suite à sa capture par les rebelles de Prince Yormie Johnson. Sur une vidéo largement diffusée en Afrique, on voit Prince Yormie Johnson buvant une bière, tandis que l’on arrache une oreille à Samuel Doe. Puis, on expose le corps nu du Président défunt dans les rues de la capitale du pays. La communauté internationale est choquée.

Mohamed Boudiaf (1992)

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Impossible d’évoquer le nom de cet homme politique algérien sans se rappeler de son assassinat qui s’est déroulé de manière particulièrement froide. L’homme, qui a dirigé l’Algérie à partir du 16 janvier 1992, a été tué 5 mois plus tard lors d’une conférence qu’il tenait dans la ville d’Annaba, au nord-est du pays. Au cours de cette conférence, un sous-lieutenant du groupe d’intervention spécial jette une grenade pour faire diversion, puis tir à bout portant sur le Président. Même si la piste du complot mettant en cause des généraux de l’armé est avancée, le doute plane toujours sur les réelles motivations de l’assassinat.

Melchior Ndadayé (1993)

Melchior Ndadayé, premier Président démocratiquement élu au Burundi, est assassiné le 21 octobre 1993 au cours d’une nuit fatidique où de nombreuses autres personnalités politiques sont assassinées. Le pays plonge alors dans une spirale de violences inter-ethniques qui feront des centaines de milliers de morts.

Cyprien Ntaryamira (1994)

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Victime de l’attentat perpétré contre l’avion du Président rwandais Juvénal Habyarimana dans lequel il se trouvait, Cyprien Ntaryamira a été Président du Burundi pendant seulement deux mois (jusqu’à sa mort). Il était le deuxième Hutu à prendre la tête de son pays depuis l’Indépendance du pays en 1962. Le premier Président Hutu était son prédécesseur Melchior Ndadayé, également assassiné au pouvoir.

Juvénal Habyarimana (1994)

Le 3ème Président du Rwanda Juvénal Habyarimana meurt le 6 avril 1994, date que beaucoup de gens considèrent comme le point de départ du génocide rwandais. Son avion est abattu en plein vol par un tir de missile sol-air. Présents dans cet avion, de hauts cadres de la république ainsi que le Président burundais, Cyprien Ntaryamira, meurent avec lui. Ce jour restera gravé dans la mémoire du peuple rwandais.

Ibrahim Baré Mainasara (1999)

C’est par un coup d’État le 9 avril 1999 qu’Ibrahim Baré Mainasara est évincé de la présidence du Niger et assassiné. C’est l’œuvre des membres de sa garde présidentielle, sous la houlette du chef de bataillon Daouda Malam Wanké. Militaire de formation, Ibrahim Baré Mainasara a été Président du Niger de 1996 à 1996. Suite à son décès, de nombreux membres de sa famille ont été contraints à l’exil.

Laurent-Desiré Kabila (2001)

C’est dans la journée du 16 janvier 2001, que Laurent-Désiré Kabila, Président de la République Démocratique du Congo, est abattu dans son bureau dans des circonstances non élucidées à ce jour. Tout porte à croire qu’il ait été assassiné par l’un de ses gardes du corps, un ex-enfant soldat du nom de Rashidi Mizele. Lui-même sera tué quelques instants plus tard, tandis que son principal complice, qui l’attendait dans un véhicule garé à l’extérieur du palais présidentiel, réussit à s’enfuir.

João Bernardo Vieira (2009)

L’ex-chef d’État de la Guinée-Bissau est tué par un commando d’hommes armés dans sa résidence, le 2 mars 2009, peu après un attentat à la bombe. L’assassinat du Président est alors revendiqué par des hauts gradés militaires du pays. Mais d’après les suites de l’affaire, des trafiquants de drogue colombiens auraient joué un rôle dans cet événement tragique.

Mouammar Kadhafi (2011)

On se souvient encore de cette révolte populaire qui a conduit à la chute du régime de Mouammar Kadhafi. Confronté à la prise de Tripoli par les rebelles en août 2011, le “guide libyen” fuit la capitale. Le 20 octobre 2011, dans les environs de Syrte, celui qui a dirigé la Libye pendant près de 42 ans, est capturé, lynché et tué. Des vidéos d’une extrême violence font alors le tour du monde.

À SUIVRE: Ils ont fait l’histoire de l’Afrique : 9 Présidents qui se sont battus pour l’Indépendance de leur pays.

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